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Réflexions sur le destin Le point de vue d'un extraterrestre (par Jean de Raigualgue) 189 pages |
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Imaginez que vous rencontriez quelqu'un. Que ce « quelqu'un » prétende venir d'un autre monde. Et qu'il affirme avoir des quantités de choses à vous dire sur vous-même, sur la terre, sur l'univers, sur le devenir de notre petite planète et sur quantités d'autres sujets plus ou moins exotiques.
Votre première réaction ? Vous riez très fort, bien sûr, et vous faites de votre mieux pour vous débarrasser de l'importun avec un maximum de tact et de diplomatie. Les choses se corsent lorsque l'interlocuteur en question se livre à toutes sortes excentricités étonnantes pour vous prouver qu'il est bien ce qu'il dit. Elles deviennent franchement perturbantes quand vous réalisez qu'il connaît votre passé, qu'il peut lire vos pensées et qu'il est capable de deviner la moindre de vos émotions.
Imaginez ensuite que cet inconnu, sorti de nulle part, vous déclare tranquillement qu'il est venu pour vous voir, VOUS, dans toute votre insignifiance. Et qu'il a quelque chose à VOUS dire, et que vous feriez bien de l'écouter.
C'est l'incroyable aventure que Jean de Raigalgue affirme avoir vécue et qu'il nous fait partager. Du mystère de l'après-vie à l'énigme de l'Atlantide, en passant par les futures tribulations de la terre, ce livre apporte des réponses parfois surprenantes aux questions que nous nous posons tous sur notre destin et sur celui de l'univers.
L'histoire que je raconte dans ce livre est à priori invraisemblable. Si invraisemblable qu'il m'a fallu dix ans pour me décider à l'écrire, et cinq de plus pour trouver un éditeur qui accepte de la publier. Et pourtant, les circonstances et les péripéties de ma rencontre avec celui que j'appelle familièrement mon « visiteur » font bel et bien partie de ma réalité intime.
Vous comprendrez mieux ce préambule quand je vous aurai dit que le « visiteur en question prétendait venir d'une autre région de notre univers matériel, et qu'il se flattait de pouvoir éclairer ma pauvre lanterne sur une multitude du sujets.
Je sais, c'est extravagant ! Même pour moi. Même quinze ans après. Mais qu'y puis-je ? La réalité de cette expérience continue à s'imposer à moi, envers et contre tout. Ai-je été victime de quelque mauvaise hallucination, comme le prétend avec obstination l'un de mes amis psychiatre ? Ai-je été le jouet un peu naïf d'un magicien aussi sublime que farceur ? Ou ai-je vraiment vécu ce que je crois avoir vécu ? J'ai dû tourner et retourner ces questions une infinité de fois dans ma tête, sans pouvoir trancher.
Oh ! Je n'imagine que trop votre réaction. Il m'a moi-même fallu beaucoup de temps pour prendre la mesure de ce qu'il faut bien appeler une histoire de fou.
Quinze ans après, je ne m'interroge plus vraiment sur la nature de cette expérience. Il me suffit qu'elle soit présente dans mon esprit. Je garde toujours en tête les paroles du visiteur. Le souvenir de nos entretiens imprègne toujours le fil de mes pensées et y ravive toujours les mêmes émotions. J'ai essayé d'en retrouver un peu de la substance, à défaut d'être capable d'en reproduire l'atmosphère et l'intensité. C'est l'objet de ce récit.
Quel qu'en soient les ressorts, quel que soit le niveau de crédibilité que vous voudrez bien lui accorder, cette histoire a bouleversé ma vie. Ma vie intérieure s'entend, car jusqu'à présent je n'avais jamais osé en parler. Pas même à ma tendre épouse, à qui j'ai pourtant l'habitude de tout dire. Enfin, presque tout. Oserai-je glisser ce livre sur sa table de chevet ?
(Décembre 1999)